Je suis atomique ; sans aucun doute, te tuer, ce serait te dire la vérité.

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Arthur parle de ma jupe. Au travers du temps je m'endurcis. Mange des cailloux, bien obligée. Me force, bien obligée. Je dompte la médiocrité, les sentiments en courant d'air, pas assez grands pour remplir toute la place, les faux reproches, la litanie des souvenirs. Ne me retourne plus. Vous ne voulez pas grandir, mais vous grandissez tout de même. Je veux creuser, aller jusqu'au fond, pousser les gens à bout, voir l'amour dans leur sang ou croire qu'ils ne m'aiment pas. Je veux manquer, frapper, marquer, ne rien donner, tout demander. Je veux t'entendre au creux d'une caresse, apercevoir ta main au coin d'une rue, sentir la force me traîner. Tailler une oreille étrangère, qui souffrirait ma voix. Parler de toi.
 
Je veux compter aux yeux des gens, mais je ne compte pas pour mon amant.

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Arrachée.

Vendredi 25 septembre 2009 à 16:42

Retrouver une paire de ces filles que j'aime déjà, ce soir, en étant à ton bras. Tu n'es pas ravi, tu n'aimes pas perdre de temps et ces heures à venir te seront inutiles. Je sourirais, j'aurais peur que tu veuilles fuir mon monde, tu me trouveras jolie. Tu ne devineras pas au fond de mes yeux, l'envie crevante de prendre la main de quelqu'un d'autre, tu ne sentirais pas au-delà de mon dos droit, le manque me fendre en deux, habiter chacun de mes gestes, chacune de mes paroles. Ce manque qui me frappe au visage depuis que tout le reste à disparu, depuis que j'ai balayé la colère, la frustration, la rancune. Je suis tombée sur lui, nez à nez ; c'est le seul qui ne s'en ira pas, tu sais.

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Songe après songe,

Mercredi 12 août 2009 à 11:58

http://grenier.public.cowblog.fr/images/paga.jpg
Pagaille dans la chambre. Départ imminent, arrivée au levé du soleil.

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3:00pm

Jeudi 9 juillet 2009 à 16:39

Je sais maintenant, la sensation d'avoir des épaules en acier, de pouvoir tout porter. Je ne peux pas tout prendre dans mes bras, pas encore, pas pour l'instant. J'ai encore à forger pour ne pas avoir peur des semaines qui passent et nous séparent. J'ai encore à avancer pour semer les dernières ombres dont tu me protèges. Je recouds mes derniers ourlets, et ma robe n'est plus blanche comme l'absolu. J'ai quitté mon paradis pour te rejoindre, en vie. J'ai traversé le pont de mon pays, et si ta grande ville m'effrayait au début, je ne m'y égare plus.

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